Connaissances sur les bénéfices de la SPIRULINE sur la santé

•juillet 11, 2008 • Laisser un commentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de la publication de Amha Belay, Yoshimischi Ota, Kazuyuki Miyakawa et Hidenori Shimamatsu :

« Current knowledge on potential health benefits of Spirulina. »

Journal of applied phycology V. 5 ; p. 235-241 ; 1993

Introduction

La Spiruline est une cyanobactérie filamenteuse microscopique des lacs alcalins du Mexique. Particulièrement riche en protéines (60-70% du PS), vitamines (B12), provitamines A (β-carotène), acides aminés essentiels, minéraux et acides gras essentiels (acide γ-linolénique), elle fut utilisée comme nourriture par la civilisation des Aztèques. Actuellement, elle est produite industriellement et vendue comme complément alimentaire dans les boutiques « d’alimentation-santé », dans le monde entier.

Jusqu’à récemment, l’intérêt de la Spiruline résidait uniquement dans sa valeur nutritive, or depuis peu, certains chercheurs étudient les effets thérapeutiques potentiels de la Spiruline. Quelques études cliniques suggèrent, en effet, des effets thérapeutiques tels que la réduction du cholestérol et des cancers par stimulation du système immunitaire, l’augmentation des Lactobacilles de la flore intestinale, la réduction de la toxicité des reins par les métaux lourds et les drogues, et la protection contre les radiations.

1) Effets contre l’hyperlipidémie

 

Le premier rapport sur la réduction du cholestérol sanguin par la Spiruline a été réalisé sur des rats par Devi et Venkataraman en 1983. Depuis, plusieurs chercheurs ont confirmé ces hypothèses par des expérimentations sur l’homme. En 1984, Kato et al. ont démontré que le taux de cholestérol diminuait lorsque l’alimentation était complétée de 16% par de la Spiruline. Dans une étude réalisée sur des rats en 1987, Iwata et al. ont montré qu’une alimentation enrichie à 5, 10 et 15% de Spiruline engendrait une diminution significative du cholestérol total, des triglycérides et des phospholipides. Sur les essais réalisés sur l’homme, on a remarqué qu’un régime régulier à la Spiruline de 4,2 g / jour pendant 4 semaines engendrait une diminution du cholestérol et une baisse significative de dépôts graisseux dans les artères. Cependant, si l’administration de Spiruline est discontinue, le taux de cholestérol reprend sa valeur de départ.

 

 

 

 

 

Ce phénomène serait dû à l’augmentation de l’activité d’une enzyme, la lipoprotéine lipase, enzyme clé dans le métabolisme des triglycérides et des lipoprotéines.

2) Effets sur le système immunitaire et lutte contre le cancer

D’après un brevet japonais de 1983, la phycocyanine, le pigment bleu commun aux cyanobactéries et constituant environ 15% de la Spiruline, est extraite et administrée oralement à des rats, auxquels on a injecté des cellules tumorales. Il a été trouvé que les survivants à ce traitement avaient un taux de lymphocytes supérieur à celui des rats n’ayant pas ingéré de phycocyanine, comme si leur système immunitaire avait été stimulé.

Une consommation journalière de phycocyanine permet de maintenir ou d’accélérer les fonctions des cellules, et ainsi de prévenir des tumeurs malignes comme les cancers, ou d’inhiber leur croissance ou leur récurrence.

De plus, Schwartz and Sklar ont prouvé en 1987 que le β-carotène extrait de Spiruline inhibait la carcinogenèse chez les hamsters. Ils ont démontré plus tard que l’extrait de Spiruline prévenait le développement de tumeurs, à très faibles doses. D’après ces auteurs, les réponses immunitaires seraient stimulées pour détruire sélectivement les développements initiaux de cellules malignes. Or, la Spiruline est 10 fois plus riche en β-carotène que la carotte, auquel s’ajoute les activités de la phycocyanine, des vitamines etc

3) Effets protecteurs contre les radiations

D’après Schwartz et al., les molécules protectrices présentes dans l’extrait de Spiruline agissent comme facteurs stabilisants de l’ADN. On observe alors une diminution des micronucléus induits par les rayons γ. Des expériences conduites sur des enfants victimes de Tchernobyl auxquels on a administré de la Spiruline pendant 45 jours, ont montré une augmentation des cellules-T suppresseurs et d’hormones. La radioactivité de leurs urines a diminué de 83%.

4) Effets contre la toxicité des reins

D’après Yamane et al. en 1988, les rats ayant une forte teneur en mercure montrent des urines riches en azote et un serum riche en créatinine, indicateurs d’une infection des reins. L’ajout de 30% de Spiruline dans le régime alimentaire fait diminuer les taux de ces indicateurs, par l’intermédiaire de la diminution de l’activité de certaines enzymes (alcaline phosphatase et glutamic-oxalo-acétate transaminase). Il est suggéré que la phycocyanine serait responsable de cette diminution d’activité et donc de la détoxification des reins.

5) Effets sur la flore intestinale

Tsuchihashi a montré en 1987 que l’ajout de 5% de Spiruline dans l’alimentation augmentait de 3 fois la population des Lactobacillus des intestins de rats. Chez les humains, les Lactobacillus sont connus pour leurs 3 fonctions majeures : ils facilitent la digestion et l’absorption des nutriments, protègent contre les infections et stimulent le système immunitaire. Chez les malades du SIDA, une mauvaise absorption des aliments associée à un terrain opportun aux infections ne font qu’augmenter l’expression des symptômes de la maladie. C’est pourquoi un complément en Spiruline est recommandé pour maintenir la population de Lactobacillus et ainsi ralentir la progression du virus

6) Effets contre le diabète, l’obésité et l’hypertension

D’après Takaï et al. (1991), la fraction soluble dans l’eau de la Spiruline a la propriété de diminuer le taux de glucose dans le sérum. Par ailleurs, Becker et al. ont montré en 1986 qu’un complément en Spiruline de 2,8 g / 3 fois / jour pendant 4 semaines entrainait une réduction du poids corporel chez les obèses. Iwata et al. (1990) ont remarqué une suppression de l’hypertension chez les rats, suite à un apport de Spiruline.

7) Autres effets thérapeutiques de la Spiruline

Beaucoup d’autres effets thérapeutiques peuvent être attribués à la composition chimique de la Spiruline :

L’acide-γ-linolénique est un acide gras essentiel précurseur de prostaglandines impliquées dans de nombreuses fonctions du corps (dont la régulation de la pression sanguine et de la synthèse de cholestérol). L’acide-γ-linolénique est formé à partir de l’acide linolénique grâce à l’enzyme delta-6-désaturase. Or cette enzyme est inhibée par des substances de la vie moderne comme les graisses saturées et l’alcool.

Des études cliniques ont montré qu’un régime riche en acide-γ-linolénique permettait de lutter contre l’arthrite, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, les carences en zinc. La Spiruline en contient 1 à 1,5% du PS, c’est la seule source d’acide-γ-linolénique avec le lait maternel et l’huile de primevère.

Gustafson a montré en 1989 que les sulfolipides (2,5% des lipides) et les glycolipides (40% des lipides) de la Spiruline auraient des effets contre le virus HIV-1.

La Spiruline contient une forte concentration en fer. En comparant la bio-disponibilité de ce minéral avec celle du sulfate de fer, Johnson et Shubert ont remarqué en 1986, que les rats ayant consommé de la Spiruline absorbaient 60% de fer en plus que les rats ayant eu le complément chimique.  Conclusion

 

 

 

 

Ce phénomène serait dû à l’augmentation de l’activité d’une enzyme, la lipoprotéine lipase, enzyme clé dans le métabolisme des triglycérides et des lipoprotéines.

2) Effets sur le système immunitaire et lutte contre le cancer

D’après un brevet japonais de 1983, la phycocyanine, le pigment bleu commun aux cyanobactéries et constituant environ 15% de la Spiruline, est extraite et administrée oralement à des rats, auxquels on a injecté des cellules tumorales. Il a été trouvé que les survivants à ce traitement avaient un taux de lymphocytes supérieur à celui des rats n’ayant pas ingéré de phycocyanine, comme si leur système immunitaire avait été stimulé.

Une consommation journalière de phycocyanine permet de maintenir ou d’accélérer les fonctions des cellules, et ainsi de prévenir des tumeurs malignes comme les cancers, ou d’inhiber leur croissance ou leur récurrence.

De plus, Schwartz and Sklar ont prouvé en 1987 que le β-carotène extrait de Spiruline inhibait la carcinogenèse chez les hamsters. Ils ont démontré plus tard que l’extrait de Spiruline prévenait le développement de tumeurs, à très faibles doses. D’après ces auteurs, les réponses immunitaires seraient stimulées pour détruire sélectivement les développements initiaux de cellules malignes. Or, la Spiruline est 10 fois plus riche en β-carotène que la carotte, auquel s’ajoute les activités de la phycocyanine, des vitamines etc

3) Effets protecteurs contre les radiations

D’après Schwartz et al., les molécules protectrices présentes dans l’extrait de Spiruline agissent comme facteurs stabilisants de l’ADN. On observe alors une diminution des micronucléus induits par les rayons γ. Des expériences conduites sur des enfants victimes de Tchernobyl auxquels on a administré de la Spiruline pendant 45 jours, ont montré une augmentation des cellules-T suppresseurs et d’hormones. La radioactivité de leurs urines a diminué de 83%.

4) Effets contre la toxicité des reins

D’après Yamane et al. en 1988, les rats ayant une forte teneur en mercure montrent des urines riches en azote et un serum riche en créatinine, indicateurs d’une infection des reins. L’ajout de 30% de Spiruline dans le régime alimentaire fait diminuer les taux de ces indicateurs, par l’intermédiaire de la diminution de l’activité de certaines enzymes (alcaline phosphatase et glutamic-oxalo-acétate transaminase). Il est suggéré que la phycocyanine serait responsable de cette diminution d’activité et donc de la détoxification des reins.

5) Effets sur la flore intestinale

Tsuchihashi a montré en 1987 que l’ajout de 5% de Spiruline dans l’alimentation augmentait de 3 fois la population des Lactobacillus des intestins de rats. Chez les humains, les Lactobacillus sont connus pour leurs 3 fonctions majeures : ils facilitent la digestion et l’absorption des nutriments, protègent contre les infections et stimulent le système immunitaire. Chez les malades du SIDA, une mauvaise absorption des aliments associée à un terrain opportun aux infections ne font qu’augmenter l’expression des symptômes de la maladie. C’est pourquoi un complément en Spiruline est recommandé pour maintenir la population de Lactobacillus et ainsi ralentir la progression du virus

6) Effets contre le diabète, l’obésité et l’hypertension

D’après Takaï et al. (1991), la fraction soluble dans l’eau de la Spiruline a la propriété de diminuer le taux de glucose dans le sérum. Par ailleurs, Becker et al. ont montré en 1986 qu’un complément en Spiruline de 2,8 g / 3 fois / jour pendant 4 semaines entrainait une réduction du poids corporel chez les obèses. Iwata et al. (1990) ont remarqué une suppression de l’hypertension chez les rats, suite à un apport de Spiruline.

7) Autres effets thérapeutiques de la Spiruline

Beaucoup d’autres effets thérapeutiques peuvent être attribués à la composition chimique de la Spiruline :

L’acide-γ-linolénique est un acide gras essentiel précurseur de prostaglandines impliquées dans de nombreuses fonctions du corps (dont la régulation de la pression sanguine et de la synthèse de cholestérol). L’acide-γ-linolénique est formé à partir de l’acide linolénique grâce à l’enzyme delta-6-désaturase. Or cette enzyme est inhibée par des substances de la vie moderne comme les graisses saturées et l’alcool.

Des études cliniques ont montré qu’un régime riche en acide-γ-linolénique permettait de lutter contre l’arthrite, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, les carences en zinc. La Spiruline en contient 1 à 1,5% du PS, c’est la seule source d’acide-γ-linolénique avec le lait maternel et l’huile de primevère.

Gustafson a montré en 1989 que les sulfolipides (2,5% des lipides) et les glycolipides (40% des lipides) de la Spiruline auraient des effets contre le virus HIV-1.

La Spiruline contient une forte concentration en fer. En comparant la bio-disponibilité de ce minéral avec celle du sulfate de fer, Johnson et Shubert ont remarqué en 1986, que les rats ayant consommé de la Spiruline absorbaient 60% de fer en plus que les rats ayant eu le complément chimique.  Conclusion

 

 

 

Ce phénomène serait dû à l’augmentation de l’activité d’une enzyme, la lipoprotéine lipase, enzyme clé dans le métabolisme des triglycérides et des lipoprotéines.

2) Effets sur le système immunitaire et lutte contre le cancer

D’après un brevet japonais de 1983, la phycocyanine, le pigment bleu commun aux cyanobactéries et constituant environ 15% de la Spiruline, est extraite et administrée oralement à des rats, auxquels on a injecté des cellules tumorales. Il a été trouvé que les survivants à ce traitement avaient un taux de lymphocytes supérieur à celui des rats n’ayant pas ingéré de phycocyanine, comme si leur système immunitaire avait été stimulé.

Une consommation journalière de phycocyanine permet de maintenir ou d’accélérer les fonctions des cellules, et ainsi de prévenir des tumeurs malignes comme les cancers, ou d’inhiber leur croissance ou leur récurrence.

De plus, Schwartz and Sklar ont prouvé en 1987 que le β-carotène extrait de Spiruline inhibait la carcinogenèse chez les hamsters. Ils ont démontré plus tard que l’extrait de Spiruline prévenait le développement de tumeurs, à très faibles doses. D’après ces auteurs, les réponses immunitaires seraient stimulées pour détruire sélectivement les développements initiaux de cellules malignes. Or, la Spiruline est 10 fois plus riche en β-carotène que la carotte, auquel s’ajoute les activités de la phycocyanine, des vitamines etc

3) Effets protecteurs contre les radiations

D’après Schwartz et al., les molécules protectrices présentes dans l’extrait de Spiruline agissent comme facteurs stabilisants de l’ADN. On observe alors une diminution des micronucléus induits par les rayons γ. Des expériences conduites sur des enfants victimes de Tchernobyl auxquels on a administré de la Spiruline pendant 45 jours, ont montré une augmentation des cellules-T suppresseurs et d’hormones. La radioactivité de leurs urines a diminué de 83%.

4) Effets contre la toxicité des reins

D’après Yamane et al. en 1988, les rats ayant une forte teneur en mercure montrent des urines riches en azote et un serum riche en créatinine, indicateurs d’une infection des reins. L’ajout de 30% de Spiruline dans le régime alimentaire fait diminuer les taux de ces indicateurs, par l’intermédiaire de la diminution de l’activité de certaines enzymes (alcaline phosphatase et glutamic-oxalo-acétate transaminase). Il est suggéré que la phycocyanine serait responsable de cette diminution d’activité et donc de la détoxification des reins.

5) Effets sur la flore intestinale

Tsuchihashi a montré en 1987 que l’ajout de 5% de Spiruline dans l’alimentation augmentait de 3 fois la population des Lactobacillus des intestins de rats. Chez les humains, les Lactobacillus sont connus pour leurs 3 fonctions majeures : ils facilitent la digestion et l’absorption des nutriments, protègent contre les infections et stimulent le système immunitaire. Chez les malades du SIDA, une mauvaise absorption des aliments associée à un terrain opportun aux infections ne font qu’augmenter l’expression des symptômes de la maladie. C’est pourquoi un complément en Spiruline est recommandé pour maintenir la population de Lactobacillus et ainsi ralentir la progression du virus

6) Effets contre le diabète, l’obésité et l’hypertension

D’après Takaï et al. (1991), la fraction soluble dans l’eau de la Spiruline a la propriété de diminuer le taux de glucose dans le sérum. Par ailleurs, Becker et al. ont montré en 1986 qu’un complément en Spiruline de 2,8 g / 3 fois / jour pendant 4 semaines entrainait une réduction du poids corporel chez les obèses. Iwata et al. (1990) ont remarqué une suppression de l’hypertension chez les rats, suite à un apport de Spiruline.

7) Autres effets thérapeutiques de la Spiruline

Beaucoup d’autres effets thérapeutiques peuvent être attribués à la composition chimique de la Spiruline :

L’acide-γ-linolénique est un acide gras essentiel précurseur de prostaglandines impliquées dans de nombreuses fonctions du corps (dont la régulation de la pression sanguine et de la synthèse de cholestérol). L’acide-γ-linolénique est formé à partir de l’acide linolénique grâce à l’enzyme delta-6-désaturase. Or cette enzyme est inhibée par des substances de la vie moderne comme les graisses saturées et l’alcool.

Des études cliniques ont montré qu’un régime riche en acide-γ-linolénique permettait de lutter contre l’arthrite, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, les carences en zinc. La Spiruline en contient 1 à 1,5% du PS, c’est la seule source d’acide-γ-linolénique avec le lait maternel et l’huile de primevère.

Gustafson a montré en 1989 que les sulfolipides (2,5% des lipides) et les glycolipides (40% des lipides) de la Spiruline auraient des effets contre le virus HIV-1.

La Spiruline contient une forte concentration en fer. En comparant la bio-disponibilité de ce minéral avec celle du sulfate de fer, Johnson et Shubert ont remarqué en 1986, que les rats ayant consommé de la Spiruline absorbaient 60% de fer en plus que les rats ayant eu le complément chimique.  Conclusion

 

 

Ce phénomène serait dû à l’augmentation de l’activité d’une enzyme, la lipoprotéine lipase, enzyme clé dans le métabolisme des triglycérides et des lipoprotéines.

2) Effets sur le système immunitaire et lutte contre le cancer

D’après un brevet japonais de 1983, la phycocyanine, le pigment bleu commun aux cyanobactéries et constituant environ 15% de la Spiruline, est extraite et administrée oralement à des rats, auxquels on a injecté des cellules tumorales. Il a été trouvé que les survivants à ce traitement avaient un taux de lymphocytes supérieur à celui des rats n’ayant pas ingéré de phycocyanine, comme si leur système immunitaire avait été stimulé.

Une consommation journalière de phycocyanine permet de maintenir ou d’accélérer les fonctions des cellules, et ainsi de prévenir des tumeurs malignes comme les cancers, ou d’inhiber leur croissance ou leur récurrence.

De plus, Schwartz and Sklar ont prouvé en 1987 que le β-carotène extrait de Spiruline inhibait la carcinogenèse chez les hamsters. Ils ont démontré plus tard que l’extrait de Spiruline prévenait le développement de tumeurs, à très faibles doses. D’après ces auteurs, les réponses immunitaires seraient stimulées pour détruire sélectivement les développements initiaux de cellules malignes. Or, la Spiruline est 10 fois plus riche en β-carotène que la carotte, auquel s’ajoute les activités de la phycocyanine, des vitamines etc

3) Effets protecteurs contre les radiations

D’après Schwartz et al., les molécules protectrices présentes dans l’extrait de Spiruline agissent comme facteurs stabilisants de l’ADN. On observe alors une diminution des micronucléus induits par les rayons γ. Des expériences conduites sur des enfants victimes de Tchernobyl auxquels on a administré de la Spiruline pendant 45 jours, ont montré une augmentation des cellules-T suppresseurs et d’hormones. La radioactivité de leurs urines a diminué de 83%.

4) Effets contre la toxicité des reins

D’après Yamane et al. en 1988, les rats ayant une forte teneur en mercure montrent des urines riches en azote et un serum riche en créatinine, indicateurs d’une infection des reins. L’ajout de 30% de Spiruline dans le régime alimentaire fait diminuer les taux de ces indicateurs, par l’intermédiaire de la diminution de l’activité de certaines enzymes (alcaline phosphatase et glutamic-oxalo-acétate transaminase). Il est suggéré que la phycocyanine serait responsable de cette diminution d’activité et donc de la détoxification des reins.

5) Effets sur la flore intestinale

Tsuchihashi a montré en 1987 que l’ajout de 5% de Spiruline dans l’alimentation augmentait de 3 fois la population des Lactobacillus des intestins de rats. Chez les humains, les Lactobacillus sont connus pour leurs 3 fonctions majeures : ils facilitent la digestion et l’absorption des nutriments, protègent contre les infections et stimulent le système immunitaire. Chez les malades du SIDA, une mauvaise absorption des aliments associée à un terrain opportun aux infections ne font qu’augmenter l’expression des symptômes de la maladie. C’est pourquoi un complément en Spiruline est recommandé pour maintenir la population de Lactobacillus et ainsi ralentir la progression du virus

6) Effets contre le diabète, l’obésité et l’hypertension

D’après Takaï et al. (1991), la fraction soluble dans l’eau de la Spiruline a la propriété de diminuer le taux de glucose dans le sérum. Par ailleurs, Becker et al. ont montré en 1986 qu’un complément en Spiruline de 2,8 g / 3 fois / jour pendant 4 semaines entrainait une réduction du poids corporel chez les obèses. Iwata et al. (1990) ont remarqué une suppression de l’hypertension chez les rats, suite à un apport de Spiruline.

7) Autres effets thérapeutiques de la Spiruline

Beaucoup d’autres effets thérapeutiques peuvent être attribués à la composition chimique de la Spiruline :

L’acide-γ-linolénique est un acide gras essentiel précurseur de prostaglandines impliquées dans de nombreuses fonctions du corps (dont la régulation de la pression sanguine et de la synthèse de cholestérol). L’acide-γ-linolénique est formé à partir de l’acide linolénique grâce à l’enzyme delta-6-désaturase. Or cette enzyme est inhibée par des substances de la vie moderne comme les graisses saturées et l’alcool.

Des études cliniques ont montré qu’un régime riche en acide-γ-linolénique permettait de lutter contre l’arthrite, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, les carences en zinc. La Spiruline en contient 1 à 1,5% du PS, c’est la seule source d’acide-γ-linolénique avec le lait maternel et l’huile de primevère.

Gustafson a montré en 1989 que les sulfolipides (2,5% des lipides) et les glycolipides (40% des lipides) de la Spiruline auraient des effets contre le virus HIV-1.

La Spiruline contient une forte concentration en fer. En comparant la bio-disponibilité de ce minéral avec celle du sulfate de fer, Johnson et Shubert ont remarqué en 1986, que les rats ayant consommé de la Spiruline absorbaient 60% de fer en plus que les rats ayant eu le complément chimique.  Conclusion

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, de nombreux effets thérapeutiques de la Spiruline ont été démontrés sur les animaux, et quelques uns sur l’homme. Les études récentes réalisées sur les animaux doivent encore être améliorées et validées avant de les tester sur l’homme. Cependant, le potentiel d’applications thérapeutiques diverses est réel et attire toute notre attention. Les différentes études ont montré des effets intéressants à de faibles doses, ce qui prouve bien qu’il ne s’agit pas seulement d’un aspect nutritionnel, mais qu’il existe aussi d’autres facteurs. A ce titre, les effets de la Spiruline sur les réponses immunitaires et le cancer valent le coûts de plus amples investigations.  

 

Les macroalgues

•juillet 11, 2008 • Laisser un commentaire

Généralités sur les algues :

Les algues sont des végétaux aquatiques autotrophes photosynthétiques. Leur appareil végétatif est constitué d’un thalle dépourvu de racines, tiges et feuilles. Les algues forment un ensemble très hétérogène du point de vue de la morphologie, la cytologie, la biologie, du métabolisme,… L’appellation algue est en fait actuellement contestée puisqu’il a été prouvé que ces organismes se répartissent entre plusieurs voies évolutives complètement indépendantes les unes des autres.

Les macroalgues sont subdivisées en trois groupes, les Rhodophycées (algues rouges), les Phaeophycées (algues brunes) et les Ulvophycées (algues vertes). Les trois groupes qui différent du point de vue cytologique (notamment de l’équipement pigmentaire), biochimique, biologique, … peuplent les fonds des milieux aquatiques et particulièrement marins.

La coloration des algues est due à leur composition pigmentaire et aux conditions environnementales. Ainsi les algues vertes le doivent à leur forte concentration en chlorophylle. Les algues rouges présentent des pigments tels que les phycobiliprotéines dont les phycoérythrine ont une couleur rouge. Enfin les algues brunes doivent leur couleur aux caroténoïdes et particulièrement la fucoxanthine.

Il existe des exceptions où la couleur de l’algue ne permet pas d’emblée de la classer dans un des trois groupes. C’est ainsi que certaines algues rouges placées sous intensité lumineuse assez forte présentent une couleur verte telle que Hypnea musciformis  ou jaune telle que Rissoella verruculosa.

Le biotope :

La nature du substrat n’intervient généralement que comme support de fixation. La majorité des algues colonisent des substrats durs qui leur assurent le meilleur ancrage et les préservent des transports éventuels provoqués par les mouvements des eaux lors de la fixation des jeunes thalles ou de l’arrachage pour les thalles déjà installés.

Les cycles biologiques des algues :

Le germination d’une cellule reproductrice (spore ou zygote) et dont la finalité est la formation et la dispersion de nouvelles cellules reproductrices (gamètes ou spores). 

Les macroalgues de Tunisie :

En 1995, Ben Meiz recense 414 espèces de végétaux aquatiques appartenant à la macroflore : 250 Rhodophyceae, 81 phaeophyceae, 70 Chlorophyceae. Quelques espèces appartiennent à d’autres classes comme celles des Xanthophyceae (2 espèces) et des Charophyceae (2 espèces). Neuf espèces de phanérogames marines ont été répertoriées sur les côtes Tunisiennes.

Une algue qui fait beaucoup parler d’elle en Méditerranée :

Caulerpa taxifolia est une algue verte tropicale qui a été introduite accidentellement en Méditerranée au début des années 80. Cette algue, toxique pour les organismes vivants dans le même biotope, ne cesse de s’étendre suscitant de l’inquiétude. Aucun risque de toxicité n’a été établi pour l’homme.

En Tunisie, l’INSTM fait preuve de vigilance à l’encontre des espèces introduites dans les écosystèmes littoraux. Deux campagnes ont été mises en place pour la surveillance de cette espèce. La première est une campagne de prospection qui a concerné le littoral nord Tunisien, site jugé sensible. La deuxième, est une campagne de sensibilisation auprès des usagers de la mer et un appel à la signalisation de l’algue a été lancé. Un dépliant édité par l’INSTM en 10.000 exemplaires (5000 en arabe et 5000 en français) a été distribué.

Des études chimiques de cette algue ont permis d’attribuer la toxicité majoritairement à la caulerpényne.

Utilisations des algues :

Les algues sont utilisées dans plusieurs domaines tels que l’alimentation humaine et animale, l’agriculture, la cosmétologie, la pharmacologie, etc… 

Les Agars et les carraghénanes extraits d’algues rouges :

Gelidium, Gracilaria, Pterocladia,…(pour les agars) et Chondrus, Gigartina, Hypnea,…(pour les carraghénanes). Ces polysaccharides possèdent un grand intérêt industriel, en particulier dans l’industrie des produits laitiers, mais aussi en cosmétologie et en pharmaceutique.

En Tunisie, l’espèce Gracillaria verrucosa, a fait l’objet de plusieurs études d’un point de vue biologique mais aussi économique puisque la qualité de l’Agar a été analysée et des essai de culture ont également été réalisé. 

La qualité de l’agar produite par cette espèce a été analysée. Trois critères sont étudiés : la force du gel, le point de gélification et le point de fusion. Les résultats obtenus montrent une qualité de l’agar satisfaisante puisque la force de gel obtenue (300g/cm2) (aux conditions optimales) se situe dans la catégorie des agars de qualité moyenne. Ce sont des colloïdes utilisées dans le domaine agro-alimentaire en tant qu’épaississant et stabilisant des denrées alimentaires et des produits destinés a l’agriculture. (Ben Said et al , 1999).

Cette espèce a été choisie pour le démarrage d’une activité d’algoculture et des travaux de recherche ont été entrepris pour l’étude des possibilités de son exploitation. Trois modes de culture ont été testés dans le lac de Bizerte. (Ksouri et al., 1999)

Valorisation des macroalgues : Utilisation pharmacologique

Les algues ont été utilisées depuis très longtemps, par les populations côtières du monde entier et d’une façon empirique, en pharmacopée traditionnelle. Certaines variétés de sargasses et de laminaires servent à traiter des affections pathologiques diverses telles que les plaies chirurgicales, les troubles de la vessie, le goître. En Méditerranée un ensemble de Rhodophycees (Corallina elongata, Jania rubens, Alsidium helminthocorton) appelées communément « mousse de Corse » ont été utilisées dans plusieurs pays comme antihelminthique. 

 La découverte de substances actives efficaces est une étape assez longue et coûteuse. C’est pour ces raisons que les progrès dans ce domaine sont lents. Quelques spécialités pharmaceutiques contiennent des poudres, des extraits ou des produits purs tirés d’algues.

 

 

Hello world!

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